Nomenclatures & sources

Nomenclatures

Demande d'emploi

Catégories d'inscription

Les demandeurs d'emploi sont répartis selon un regroupement en cinq catégories :

  • Catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • Catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i. e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • Catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i. e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • Catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), sans emploi ;
  • Catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (exemples : bénéficiaires de contrats aidés, créateurs d'entreprise).

Métiers

Familles professionnelles (FAP)

La nomenclature des familles professionnelles (FAP, version 2009) a été élaborée par le ministère du Travail. Les FAP regroupent les professions qui font appel à des compétences communes sur la base de « gestes professionnels » proches. Elles permettent d'étudier conjointement l'emploi et le marché du travail à travers un même référentiel de métiers.
Cette nomenclature rapproche le Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME), utilisé par Pôle emploi pour classer les offres et les métiers recherchés par les demandeurs d'emploi, des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS), nomenclature utilisée par l'Insee dans ses enquêtes. Elle comporte 22 domaines professionnels qui se décomposent en 87 familles professionnelles regroupées et 225 familles professionnelles détaillées.

Dans cet outil, la FAP est exploitée dans sa version en 87 postes (sous la dénomination de « métier »).

Professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)

La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS-2003) repose sur la distinction du statut et de la catégorie socioprofessionnelle ; il s'agit d'apprécier la profession des personnes à des fins d'études économiques et sociales. La PCS comporte quatre niveaux d'agrégation emboîtés. Au niveau le plus agrégé se trouvent les groupes socioprofessionnels en 8 postes. Les niveaux d'agrégation intermédiaires sont ceux des catégories socioprofessionnelles en 42 postes. Le niveau le plus fin, celui des professions, comporte 486 postes d'actifs et 11 postes supplémentaires pour les personnes sans activité professionnelle.

Secteurs d'activité

Nomenclature d'activité

La nomenclature d'activités française (NAF, 2008) est une nomenclature des activités économiques productives, principalement élaborée pour faciliter l'organisation de l'information économique et sociale. Afin de permettre les comparaisons internationales, elle a la même structure que la nomenclature d'activités de la communauté européenne (NACE), elle-même dérivée de la nomenclature internationale (CITI).

Dans cet outil, la nomenclature utilisée pour présenter les données sur le secteur d'activité des établissements employeurs est la nomenclature agrégée (NA, 2008). Différents niveaux d'agrégation sont utilisés (en 5, 38 et 88 postes) ainsi que le niveau le plus détaillé de la NAF en 732 postes.

Zone géographique

Région

Structure la plus récente de l'administration locale française, la région est devenue collectivité territoriale à la suite des lois de décentralisation. La loi NOTRe du 8 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République modifie le découpage des régions, désormais au nombre de 18 dont 5 d'outre-mer.

Connaissance locale de l'appareil productif (CLAP)

Le dispositif Connaissance locale de l'appareil productif (CLAP), conçu par l'Insee, permet de fournir des statistiques sur le tissu économique local. Il produit des statistiques localisées au lieu de travail jusqu'au niveau communal, sur l'emploi salarié et les rémunérations pour les différentes activités des secteurs marchand et non marchand.

Ce système d'information est alimenté par plusieurs sources :

  • le répertoire Sirene de l'Insee qui constitue le référentiel des entreprises et des établissements ;
  • pour les données sur l'emploi salarié : les DADS (Déclarations annuelles de données sociales), les bordereaux récapitulatifs de cotisations de l'Urssaf, les données de la Mutualité sociale agricole (MSA) et le système d'information sur les agents de l'État.

Le champ couvert par CLAP, plus large que celui du répertoire Sirene, couvre le champ complet des entreprises et des établissements (hors intérim, Défense et emplois dont l'employeur est un ménage).
Dans CLAP, un poste correspond à un salarié dans un établissement. Un salarié qui travaille dans deux établissements correspond à deux postes. Ce salarié est donc comptabilisé deux fois. Ainsi, il ne faut pas confondre l'emploi en nombre de postes de travail évalué dans CLAP et l'emploi en nombre de personnes occupées au lieu de travail évalué dans les estimations d'emploi.

Les données présentes dans cet outil (rubrique « Tissu économique ») concernent principalement les établissements actifs employant au moins un salarié au 31 décembre, ce qui exclut les établissements qui ont cessé leur activité en cours d'année. Les postes salariés correspondent au nombre de postes non-annexes présents au 31 décembre dans l'établissement employeur. Un poste est considéré comme non-annexe si la rémunération annuelle est supérieure à 3 Smic mensuels ou si la durée d'emploi annuelle dépasse 30 jours et 120 heures et que le rapport nombre d'heures/durée est supérieur à 1,5.

La liste des principaux établissements employeurs concerne ainsi ceux qui sont actifs au 31.12.2015. Depuis cette date, certains ont pu fermer, changer de nom ou être créés.

Source : Insee – CLAP 2015.

Formation

Niveaux de diplôme

Le niveau de diplôme issu des résultats du recensement de la population fait référence au diplôme de niveau le plus élevé que les individus ont déclaré posséder. Trois niveaux de diplômes sont disponibles et correspondent aux certifications suivantes :

  • Inférieur au Bac :
    • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent.
  • Bac :
    • Baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU.
    • Baccalauréat technologique ou professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent.
  • Supérieur au bac :
    • BTS, DUT, DEUG, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac + 2, diplôme équivalent.
    • Licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac + 3 ou bac + 4.
    • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac + 5, doctorat de santé.
    • Doctorat de recherche (hors santé).
Niveaux de formation

Les niveaux de formation correspondent aux catégories de certifications suivantes :

  • Niveau I : Bac + 5 et plus
  • Niveau II : Bac + 3 et 4
  • Niveau III : Bac + 2
  • Niveau Bac ou inférieur au Bac :
  • Niveau IV : Bac
  • Niveau V : CAP, BEP
Les non-diplômés
Il s'agit des personnes qui ne possèdent aucun diplôme (pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ; scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ; scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà) ; ainsi que les personnes titulaires du certificat d'études primaires (CEP) ou du BEPC (brevet élémentaire, brevet des collèges...).
Cela ne signifie pas que ces personnes sont sans qualification professionnelle. Certaines ont pu continuer leurs études au-delà du collège sans pour autant obtenir un diplôme du second cycle. D'autres peuvent avoir acquis les compétences nécessaires pour exercer leur métier dans le cadre de formations non diplômantes ou par l'expérience.

Champs :

Formation initiale - voie scolaire : personnes inscrites en 2012-2016 en dernière année de formation, préparant un diplôme de l'enseignement secondaire ou supérieur, en voie scolaire, dans un établissement public ou privé sous contrat, relevant soit de l'Éducation nationale, soit du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ou du ministère en charge de l'Agriculture, ou du Ministère des Affaires sociales et de la Santé et ou encore du Ministère des Sports. Effectifs comptabilisés dans la région de l'établissement de formation.

Formation initiale - apprentissage : apprentis inscrits en dernière année de formation dans un centre de formation par apprentissage (CFA) au 31.12.2016. Effectifs comptabilisés dans la région du CFA de formation.

Formation continue des demandeurs d'emploi : personnes en recherche d'emploi ayant débuté un stage au cours de l'année civile 2016, dans le cadre de formations commandées par les Régions, Pôle Emploi, les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca), l'Etat ou financées par le stagiaire. Effectifs comptabilisés selon la région de résidence du stagiaire.

Sources : Ministère de l'Éducation nationale, Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, DREES Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Ministère des Sports, Afpa, ASP, Pôle emploi, régions Auvergne, Bretagne, Guyane, Haute-Normandie, Martinique, Pays-de-la-Loire, Picardie et Poitou-Charentes - base BREST DARES

Recensement de la population (RP)

Le recensement de la population (RP), réalisé par l'Insee, a pour objectifs le dénombrement des logements et de la population résidant en France et la connaissance de leurs principales caractéristiques : sexe, âge, activité, professions exercées, caractéristiques des ménages, taille et type de logement, modes de transport, déplacements quotidiens. Depuis janvier 2004, il s'agit d'enquêtes de recensement annuelles.

Dans le RP, le niveau de diplôme fait référence au plus haut diplôme détenu (déclaré par l'individu). Les actifs en emploi comprennent les personnes qui déclarent être dans l'une des situations suivantes :

  • exercer une profession (salariée ou non), même à temps partiel ;
  • aider une personne dans son travail (même sans rémunération) ;
  • être apprenti, stagiaire rémunéré ;
  • être chômeur tout en exerçant une activité réduite ;
  • être étudiant ou retraité mais occupant un emploi.

Dans cet outil, les données sont exploitées au lieu de résidence dans la partie Population et au lieu de travail dans les parties Emploi, Secteur d'activité et Métiers.

Source : Insee – RP 2013-2017, millésimé 2015, au lieu de résidence.
Source : Insee – RP 2013-2017, millésimé 2015, au lieu de travail.

Statistiques du marché du travail (STMT)

Tous les mois, la Dares et Pôle emploi publient conjointement une statistique des demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois (DEFM) à Pôle emploi. Cette statistique est disponible rapidement, moins d'un mois après la fin de chaque mois. Elle est exhaustive, ce qui permet d'avoir des données détaillées significatives à des niveaux géographiques fins.
Toutefois, le fait de s'inscrire à Pôle emploi est une démarche administrative, et la situation des personnes qui s'inscrivent ne correspond pas directement aux critères statistiques définissant le chômage au sens du BIT. Ainsi, certains demandeurs d'emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement, certains chômeurs ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

Dans cet outil, la grande majorité des données concernent les demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B et C (demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ou exerçant une activité réduite).
À l'exception des données sur les évolutions mensuelles de la demande d'emploi, les données présentes dans cet outil sont brutes, c'est-à-dire non corrigées des variations saisonnières, et en stock, au 31 décembre.

Source : Pôle emploi, Dares – Statistiques du marché du travail (STMT) au 31.12.2016.

Taux de chômage localisé

Calculé par l'Insee, le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active (personnes en emploi et au chômage). Ces deux grandeurs ne sont pas directement disponibles dans les statistiques courantes et font donc l'objet d'estimations.
Au niveau national, c'est l'enquête Emploi qui permet de mesurer le chômage sur la base de la définition établie par le Bureau international du travail (BIT), qui constitue la norme statistique internationale. Ainsi, est considérée comme chômeur, toute personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond à trois critères au moment de l'enquête : être sans emploi (c'est-à-dire ne pas avoir travaillé ne serait-ce qu'une heure durant une semaine de référence), être disponible pour prendre un emploi dans les quinze jours et chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.
Aux niveaux régional et infrarégional, la méthode d'estimation des taux de chômage dits « localisés » repose sur l'estimation d'une part du chômage et, d'autre part, de l'emploi :

  • le nombre de chômeurs au niveau régional est obtenu à partir du nombre de chômeurs national (estimé par l'enquête Emploi) ventilé aux différents niveaux géographiques à partir de la structure des demandeurs d'emploi en fin de mois (fournie par les STMT Pôle emploi-Dares) ;
  • l'emploi s'appuie quant à lui sur les estimations d'emploi au lieu de travail issues du dispositif Estel de l'Insee, et sur des matrices de passage du lieu de travail au lieu de résidence.
    Il ne s'agit donc pas de chômage BIT à proprement parler, puisqu'on mêle le concept BIT à la mesure administrative du chômage.

Dans cet outil, les données sont présentées en moyenne annuelle.

Source : Insee – Taux de chômage localisé 2016.

SIRENE

« Sirene® base de données » reprend, pour les entreprises et les établissements administrativement actifs, les informations contenues dans le répertoire Sirene en les restructurant et en les complétant. Cette base de données rassemble ainsi des informations économiques et juridiques sur environ 10 millions d'établissements appartenant à tous les secteurs d'activité.

Les variables disponibles :

Des informations actualisées en permanence

De nombreux organismes ont pour mission de déclarer à l'Insee les immatriculations, radiations et modifications au répertoire. Ils contribuent quotidiennement à l'actualisation du répertoire Sirene. En moyenne, 10 000 modifications par jour sont enregistrées au répertoire.

Une couverture géographique et économique exhaustive

Sirene enregistre toutes les entreprises et leurs établissements, quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur secteur d'activité, situés en métropole ou dans les départements d'outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et Réunion) et à Saint-Pierre et Miquelon. Les entreprises étrangères qui ont une représentation ou une activité en France y sont également répertoriées.

En outre, lors de la constitution de la base de diffusion, des données supplémentaires sont ajoutées pour faire de Sirene® base de données un outil opérationnel.

Sirene® est confronté à d'autres sources administratives et à des fichiers d'enquêtes administratives pour mettre à jour et fiabiliser les données économiques de chaque établissement et entreprise :

  • Les déclarations fiscales : impôts sur les sociétés, TVA…
  • Les fichiers de la comptabilité publique
  • Les fichiers des Urssaf
  • Les fichiers de la fonction publique hospitalière
  • Les fichiers des codes postaux
  • L'Enquête Sectorielle Annuelle (ESA) et l'Enquête Annuelle de Production (EAP)
  • Les déclarations annuelles de données sociales (DADS)

BESOINS DE MAIN D'ŒUVRE

Chaque année, Pôle emploi adresse un questionnaire à 1,7 million d’établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement par secteur d’activité et par bassin d’emploi.

Cette enquête est un élément essentiel de connaissance du marché du travail.

Elle permet entre autres :

  • d’anticiper les difficultés de recrutement
  • d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers des formations ou des métiers en adéquation avec les besoins du marché du travail
  • d’informer les demandeurs d’emploi sur l’évolution de leur marché du travail et les métiers porteurs.

L’enquête Besoins en Main-d’œuvre (BMO) est une initiative de Pôle emploi, réalisée avec l’ensemble des directions régionales et le concours du Crédoc. Cette enquête mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. Ces projets concernent tous les types de recrutement, y compris les postes à temps partiel et le personnel saisonnier. L’enquête BMO 2019 a été réalisée entre octobre et décembre 2018 dans les 13 régions métropolitaines et 5 départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte).

Le champ de cette dix-septième vague est d’une part les établissements relevant du secteur privé et, d’autre part :

  • les établissements de 0 salarié ayant émis au moins une déclaration d’embauche au cours de la période récente
  • les établissements du secteur agricole
  • les établissements du secteur public relevant des collectivités territoriales (communes, régions…)
  • les établissements publics administratifs (syndicats intercommunaux, hôpitaux, écoles…)
  • les officiers publics ou ministériels (notaires…)

Source : Pôle emploi.